vendredi, juin 23, 2006

marchand de légumes ou faut il éliminer tous les vieux?

A cette question, au combien importante pour l’évolution démographique de notre société, on peut répondre 2 possibilités :

-NON, pour le respect de l’éthique des milliers de grabataires qui n’ont même plus la force d’aller jusqu’au toilettes et se retrouvent obliger de se déféquer dessus, ce qui est d’une utilité peu probante en période de crise économique comme celle que nous traversons aujourd’hui tel un hérisson traversant le circuit des 24 heures du Mans. Le seul intérêt à remplir sa couche de matière fécale réside dans le fait de se réchauffer le fessier à moindre coût ; hors, les vieux, et ça tous les plus grands spécialistes gériatriques, de Serge Lama (cf. la chanson « Mon vieux ») à Goebbels, s’accordent sur une chose, les impotents coûtent cher à chauffer. En plus du chauffage l’hiver, ils veulent désormais avoir la clim l’été, on peut facilement en conclure que les anciens sont une des principales causes de la carence énergétique actuelle. Si l’on ajoute à cela le prix d’entretien et d’entrepôt d’un sénile incontinent en maison de retraite, on comprend pourquoi certaine famille, ayant 1,2 ou plus des ces peaux mortes ambulantes à charge, ont du mal à finir le mois et à envoyer leurs enfants en vacances (source Secours Populaire).

-OUI, malgré ce qu’on peut croire les arguments développés ci-dessous était bel et bien dans une optique d’opposition à l’euthanasie des collectionneurs de varices. Pour examiner le côté positif de ce génocide de vétérans un simple Ctrl+C de la liste du NON fera l’affaire.

Pour les personnes heurtées par ces quelques propos je leur répondrai de manière calme et optimiste que ma haine envers le troisième age n'est que pure fiction...ou pas.

mardi, mai 23, 2006

texte de la france d'en bas à un homme proche du peuple

Cher monsieur de V..., mais aussi monsieur S... et C...

Ce n’est pas la rue qui gouverne, mais...
C’est la rue qui essuie la morve de tes gamins, qui s’efforce de lui apprendre à lire, à écrire et compter.
C’est la rue qui se déplace cinq fois la nuit pour amener le bassin de ta vieille maman, qui change ses pansements.
C’est la rue qui conduit le train qui t’emmène en vacances, le bus et le métro que tu ne dois pas prendre souvent.
C’est la rue qui fait le planton des heures devant le restaurant où tu déjeunes de quelques bons plats, préparés par la rue.
C’est la rue qui achemine ton courrier, qui répare ou installe ces câbles et ces tuyaux qui font que tu peux prendre un bon bain bien chaud.
La rue se lève tôt pour que tu aies du bon pain frais, un café et un journal.
La rue, qui ramasse tes poubelles, nettoie tes bureaux, fabrique ta prochaine voiture de fonction, installe ton matelas et ton parasol, répond au téléphone, approvisionne les rayons, tape tes discours, taille la haie, photocopie, balaye, ausculte, assemble, épluche, emballe, graisse, faxe, repasse, arrose.
C’est la rue qui paie ton salaire de ministre, augmentation de 70% comprise, la rue qui cotisera pour ta retraite de ministre.
Et des fois, c’est la rue qui vote.

Avec un grande humanité, avec une grande fermeté : je suis dans la rue, j’y suis bien, et je t’emmerde.

lundi, mai 08, 2006

Napoleon never die

Cette petite chronique de disquaire est dédicacée à la p'tite frisée!!



Cher Pete,

Je ne savais pas trop si j'allais t'écrire une lettre de réconciliation ou de rupture, donc j'ai préféré simplement t'informer : mon disque, Waterloo to anywhere, sort le 9 mai prochain. Je sais, à voir ce titre et le nom du groupe, Dirty Pretty Things, tu vas me trouver anglais jusqu'au bout des ongles, moi qui aimais pourtant tant les New York Dolls. Mais tu verras, ce n'est pas si british que ça, j'ai définitivement renoncé à devenir le nouveau Paul Weller, comme on pouvait le croire au moment de la sortie de notre deuxième album. J'ai préféré faire du bien brouillon, un peu comme sur Up the bracket, tu aimeras forcément. En plus, j'y ai mis toutes tes références préférées, écoute Gentry cove : un peu de reggae, un refrain punk, des influences Ray Davies sur la fin... Tu vois, je n'ai rien oublié.

Depuis que tu es parti en me laissant Gary sur les bras (d'ailleurs, tu n'as pas payé la pension alimentaire depuis six mois, dans quoi claques-tu donc ton fric ?), tu as plus occupé la scène que moi. C'est normal : tu bois, tu te drogues, tu fais scandale, bref tu es une rock star. Et un vrai punk, en plus, avec ça.

Moi, j'ai fait l'inverse : une démo de mon premier single, et puis un enregistrement plus riche, avec de la trompette, de l'orgue, une batterie qui roule comme les tambours lors de la relève de la Garde. Je suis rentré dans le moule, en fait. Je pense qu'à cause de ça, les critiques traiteront mon disque avec plus de désinvolture que le tien. C'est dommage, je pense qu'il est meilleur, même si plus modeste. De toute façon, si tu es le Lou Reed de cette histoire, ça ne me gêne pas d'être ton John Cale. Toutes proportions gardées, bien sûr : j'ai lu l'autre jour que le revival rock anglais était mort, et que maintenant tout se passait aux Etats-Unis. Enfin bon, on en rediscutera aux NME Awards.

Bien à toi,

Carl

PS : le bonjour à Kate

samedi, mars 18, 2006

ad vitam eternam

Ca fait longtemps que j'ai rien posté sur ce petit espace numérique qu'est ce blog, je profite de ce petit passage pour donner de mes nouvelles, ça va a peu près bien et puis voila.
Certaine personne qui sont en cours avec moi savent que j'ai commencer à écrire deux ou trois trucs sur des bouts de papiers, malheureusement j'ai perdu ces foutues feuilles de velin; la morale c'est qu'il faut jamais déchirer suivant les pointillés sinon les feuilles volantes deviennent perdantes.

lundi, février 06, 2006

tube cathodique

Je m'aperçois que ça fait longtemps que j'ai rien posté, et mes idées de postes ne se poussent pas à mon portillon cérébral. Que dire de nouveau, j'ai enfin la télé, vous allez me dire que vous vous en foutez royalement mais ça me permet de me tenir au courant de ce qui se passe dans le monde et de pouvoir m'abrutir devant les merveilles hertziennes de notre PAF. Je peux enfin avoir ma dose quotidienne de sarkozy et de CPE, pouvoir subir toutes l'émotions d'un: "Y'a que le vérité qui compte", me fendre la geule devant la minute blonde et les guignols, devenir grolandais et suivre les infos de la présipauté, à non vraiment y'a pas à dire la télé c'est une putain de drogue!!!

Je cherche un vrai poste pour la prochaine fois, promis.

jeudi, décembre 29, 2005

extension du dolmen de la hutte

Le sifflement des balles glissent au-dessus de ma tête, elles vont s’explosées sur le reste d’un mur situé a 3 mètres de moi, elles s’enfoncent d’une dizaine de centimètres dans cet ensemble de béton et de ferraille. Je suis allongé contre un pan de muret qui reste debout malgré les assauts incessants, ma caméra est hors d’usage, elle jonche le sol tel un énième détritus dans une déchetterie. Je cherche mon appareil photo dans mon sac, un vieil argentique qui me suit depuis mes débuts, en me retournant pour prendre mon sac à dos j’aperçois une main qui sort des débris, un corps est étendu à peine à 1m50 de moi, un jeune homme d’environ 20-25 ans, il est mort ? J’entends un sifflement beaucoup plus fort, j’arme mon appareil, une détonation suivie d’une explosion qui vient de se produire à une vingtaine de mètres de mon abri de fortune, le corps du jeune homme vole, démembré, disloqué, il va s’échoué sur le mur déjà criblé de balles, j’ai un réflexe, je prends une photo, puis deux, puis je mitraille avec mon arme argentique qui semble bien dérisoire. Une voie m’interpelle, à mes pieds un homme me tend la main, il a une perche avec du matériel de preneur de son. Il me dit dans un anglais parfait qu’il est allemand et qu’il s’appelle Hans, je cherche dans mon esprit les quelques phrases d’allemand que je connais et je me surprends à sourire en repensant à mes cours d’allemand au collège. Ce rictus semble venir d’ailleurs tant le paysage autour de moi n’est que désolation et apocalypse : « Ich bin …euhhh », « Parle en français », me dis Hans « j’ai passé 3 ans à paris je te comprend mon vieux ». Nos regards se croisent, un rire monte en nous mais la peur nous empêche toute émotions bruyantes. Mon doigt appuie sans le vouloir sur le bouton poussoir de mon appareil, je viens de prendre Hans en photo, il me dit qu’il faut trouver un moyen de se mettre à l’abri en sécurité, l’hôtel est juste là, à une cinquantaine de mètres. Je jette un œil en sa direction, j’y vois une caméra, au 3ème étage, qui nous filme ; dans ce qui reste du hall d’entrée de l’hôtel, 2 personnes nous font des gestes ils semblent nous montrer le chemin le plus sur pour les rejoindre. Hans s’accroche à sa perche comme si il s’agissait d’une corde qui le retenait pour éviter de tomber dans le vide, je prends des photos, je n’arrête pas, ma pelloche s’impressionne avec des images qui parcours ma tête, je ne sais même pas ce que je ferais de ces photos si je m’en sort. Une nouvelle bombe vient d’exploser, la poussière et les cailloux frappe le sol et retombent sur nos corps, nos regards se croisent, d’un geste furtif de la tête la décision est prise, on se relève, on court, je continue à prendre des photos complètement au hasard, on s’aperçoit que la dernière explosion visait nos assaillants. Par chance elle a attend son but, nous ne risquons plus rien sur le chemin qui nous mène a l’hôtel. Nous entrons dans le hall du bâtiment, nous sommes afin à l’abri.

Retour à Paris, Hans m’accompagne, mes photos on déjà fait le tour du monde avant que mon avion est atterrit, on nous accueille sur le tarmac comme des chefs d’état major.
Je rentre enfin chez moi, je développe mes photos les plus personnelles, celles que je n’ai pas données à ma rédaction. J’en sort une du bain révélateurs on y voit Hans s’accrochant à sa perche, ses ongles semblent s’incruster dans ce mat pour micro, les larmes dessinent des itinéraires sinueux sur ses joues pleines de poussière, son sourire devient intemporel et inexplicable dans ce genre de situation, l’arrière plan est flou, au premier plan à droite on y voit le muret à qui nous devons la vie et à gauche mon pied. Les larmes me viennent mais elles expriment un mélange de peur, de danger, mais aussi de joie d’avoir vécu ce moment unique où la mort vous frôle et vous permet de ramener dans une image tout le panel d’émotion humaine.

Si j’ai écrit ce texte à la première personne c’est seulement pour une facilité narrative, je n’ai jamais vécu ces moments, je ne connais pas de Hans, mais si je fais ces études ces pour pouvoir vivre des instants similaires.

samedi, décembre 17, 2005

holiday inn

A y est j'suis en vacances les grasses matinées, les après midi glande devant la télé et...et merde c'est tout!! J'aime pas les vacances de noël, fait froid dehors et je me fais chier.
Pour les quelques personnes qui veulent que je crache mon venin et que je sois méchant, il va falloir un peut attendre que ma verve et mes idées reviennent, peut être pendant les vacances, qui sait?